«Psychose», ou canaliser l’âme de Baudelaire

Voici un poème écrit en 2010, où je relate l’absurdité avec un grand A. Un texte assez violent, très inspiré de Baudelaire, dans lequel une certaine haine ressort, teintée de nuances variables… Relatant une incompréhension de l’humanité et de ses extrêmes, Psychose fera partie de mon receuil. À suivre!

Queen of Abuse (Crédit photo et modèle: Roxane Labonté)

Heureuse soit la démence qui nous hante…
Que l’anxiété qui nous torture soit riante
Que la douleur prenne une forme vivante
Et qu’on puisse l’écorcher de nos mains sanglantes!

Dans toute ces humaines difformités
Règne une architecture calculée
Où le sordide côtoie l’illuminé
Et les mêmes gestes affreux sont répétés

Le cirque prend une ampleur effarante, illimitée
Il rejoint entre ses extrêmes toutes les banalités
Et les dissout en une abominable et pathétique entité
Où se laissent choir les péchés naïfs et la vanité

Inspirant soit l’enfer qui nous ronge le sang!
Dément soit le feu qui nous brûle par en-dedans!
Insistant soit le froid qui fait claquer nos dents!
Envoûtant soit le rire amer de la vie, incessant!

HA!
HA!
HA!

Que ces réflexions veules et suintantes nous chérissent
Pour qu’on ait point à redire de tous ceux qui périssent
Lentement, sûrement, jusqu’à ce que ces artifices nous affaiblissent
Et que règne enfin l’ordre, dans un désordre des plus tristes!

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