Poum poum, poum poum…

«Polymorphe1: Balbutiement» par… moi

Quand tout semble ralentir autour de vous… Quand tout semble cesser de tourner… De marcher…

Arrêtez.

À votre tour.

Arrêtez et écoutez.

Dans le silence…

Attrapez votre souffle.

Arrêtez et prenez le temps.

Vous serez émerveillé, je vous le jure.

Attrapez votre souffle et écoutez.

Vous entendrez le seul son qui ne sera jamais interrompu.

Celui qui sera là, plus de deux milliards de fois au cours de votre vie.

Un ancrage dans le mouvement perpétuel et infini.

Un des plus grands sons, caché en vous.

Éternel. Celui qui suit votre vie à jamais.

Ce rythme est votre propre rythme.

Unique, comme vous l’êtes.

Poum poum, poum poum. 

À chaque respiration qu’on prend, il n’arrête jamais.

Poum poum, poum poum. 

Toujours là, intact et très exact, comme une mécanique précise, un métronome de manufacture étrange, ou une montre suisse organique cachée à l’intérieur.

Poum poum, poum poum. 

Parfois son rythme accélère.

Parfois il décroît.

Mais il n’arrête jamais.

En aura-t-on conscience, à la toute fin? Quel bruit sera là après celui-ci?

Poum poum, poum poum.

On peut l’entendre seulement quand tout est silencieux.

Si on y porte attention.

Le son du sang qui parcourt les veines.

Poum poum, poum poum.

La respiration. Les pieds alors qu’on marche. Un stylo qui parcourt la feuille. Nos rêves, alors qu’on dort.

Le son des industries. Des automobiles. Des horloges. De l’eau qui coule dans l’évier.

Un baiser. La pluie ou la neige qui tombe. Les vagues ou le vent. Les saisons. La nuit et le jour. La terre qui tourne.

Et même les pensées.

Tout a un rythme.

Et les rythmes nous font avancer.

Mad in a way but I don’t say
It’s what you’re used to
I got the words but can’t convey
I know you’ll turn it all around
‘Cause that’s the rhythms that you go through

Sum 41 – «Rhythms»

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