Mon voyage en Israël: dromadaires, confiance et métamorphoses intérieures!

Liberté totale

Dans un article précédent, j’ai parlé de mon organisation concernant mon voyage en Israël (avion, hébergement et nourriture). Voici maintenant un petit topo des activités principales que j’ai faites, dont une traversée du désert de Judée! Je vous parlerai aussi un peu du transport, et du choc culturel que j’ai vécu. C’est un départ! 😉 

Exploratrice urbaine armée de son appareil!

J’adore voyager en découvrant les quartiers. À Tel-Aviv, j’ai beaucoup marché dans le Vieux Jaffa, exploré des boutiques ainsi que quelques attraits plus traditionnels ou historiques. Le vieux port, dont je suis tombée sous le charme, faisait quand même beaucoup penser à celui de Montréal!

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Je me suis également promenée dans le centre-ville de Tel-Aviv. La ville étant assez petite, j’ai trouvé qu’en deux semaines, j’ai eu amplement le temps de faire le tour de tout ce que je voulais voir. Il faut dire que j’aime prendre mon temps… 😉 Et c’était bien suffisant, malgré mon éternelle curiosité!

Beau graffiti à Tel-Aviv, près de l’auberge Abraham!

J’ai eu accès à beaucoup de services et d’activités à pied. La proximité était vraiment plaisante; tout était à portée de main! Quelques fois, j’ai pris le bus local (coût de 6 ILS, soit environ 2,20$ CAD), par exemple pour me rendre au nouveau port, alors que j’étais plus au sud.

Bus à Tel-Aviv

Aussi, j’ai pris le train une fois, pour me rendre au Old Jaffa Hostel, à partir de l’aéroport. Les transports en commun sont vraiment faciles d’utilisation… À Tel-Aviv, on se sent à peu près comme dans n’importe autre grande ville, comme New York ou Montréal. J’ai réalisé que, malgré le grand choc culturel que j’ai vécu, on peut ressentir somme toute la même vibe qu’à Montréal – quoiqu’ici, il n’y a pas de sentiment oppressant en sourdine, comme un bruit de fond qu’on veut reléguer dans un coin de sa tête…

Choc culturel!

La première grande différence que j’ai vue, outre le climat et la langue, était la présence imposante de l’armée. Voir des jeunes avec des mitraillettes, en sortant de l’aéroport, ça m’a un peu «foutu la chienne»! Mais c’est tout de même étrange, car ils ont l’air d’avoir du fun ensemble; ils se tiennent en gang et semblent beaucoup jaser; plusieurs d’entre eux étaient étonnament souriants! Important à savoir: en Israël, le service militaire est obligatoire pour tous à partir de 18 ans. La durée du service est de trois ans pour les hommes, et près de deux ans pour les femmes.

La découverte des splendeurs moyen-orientales

Dans un autre ordre d’idées, à Tel-Aviv, les arts sont omniprésents! La ville est moderne et vibrante. La culture s’y manifeste à pratiquement chaque coin de rue. Des musiciens installés à l’improviste ont donc offert un bel environnement sonore aux passants, lors de belles soirées ou parfois même en après-midi. Ils utilisaient divers instruments, soit traditionnels (tels des luths), ou parfois plus modernes, comme des guitares électriques ou acoustiques. J’ai même vu un artiste de rue qui utilisait des objets inusités: des percussions constituées de chaudières et de contenants en plastique!

D’ailleurs, lors de mon séjour à l’auberge Abraham, j’ai assisté à la prestation d’un groupe de jazz moderne/fusion, nommé Thelet, avec qui j’ai fait une petite entrevue (à venir! 😉 ). Ce groupe aux sonorités assez américanisées (Primus, God is an Astronaut) a joué devant un public peu nombreux et très indifférent… Dommage!

Le groupe Thelet devant un public léthargique

Le night-life est très actif – il y du bruit partout, en permanence! Les gens veulent toujours faire la fête. Ils sont accueillants, et aussi assez directs. Si quelque chose ne va pas, on le sait tout de suite! Pas de fioritures inutiles; quand il fait chaud, il fait chaud, et c’est tout. 😉

Une nomade en cavale!

Côté activités, outre mes multiples marches pour explorer les quartiers et les boutiques, j’ai fait trois «excursions» organisées. Premièrement, j’ai voulu en savoir plus sur la cuisine locale. J’ai sillonné la ville avec mes papilles, lors du Vegan Tasting Tour (offert par Abraham Tours).

Desserts somptueux au Meshek Barzilay

Deux jours plus tard, j’ai fait une visite guidée d’une journée à Jérusalem. C’était fascinant de découvrir qu’en plus de tous ses attraits touristiques, la ville la plus sainte du monde a un côté très moderne!

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Le désert de Judée et la Mer Morte

Sans que je comprenne pourquoi, une publicité pour visiter le désert de Judée avait piqué ma curiosité. Mais d’où me vient cette attirance pour les déserts?! Je ne saurais dire, mais j’ai «suivi mon coeur» (phrase très clichée, j’en conviens!), et j’ai donc réservé cette activité, qui était en fait excursion en jeep. Je l’avais trouvée un peu par hasard sur Internet, contrairement aux deux activités précédentes. L’avant-dernière journée de mon voyage, je me suis donc offert ce cadeau…

Les deux autres participants, le guide et moi! «Fa cho»… 😉

J’ai compris pourquoi j’avais cet attrait assez particulier en y allant; c’était tout simplement magnifique! Ce fut presque du sport, et un véritable moment de sensations fortes. Ça m’a rapellé lorsque j’allais faire du véhicule tout-terrain, plus jeune, avec mon frère. Lors de la traversée de ce désert local, nous avons croisé des dromadaires! Le guide nous a expliqué que cela ne faisait pas partie de l’activité habituelle et que nous avons été chanceux.

Outre le fait que c’était très humide et non sec comme je pensais a priori, ce qui m’a le plus marqué était le silence de cet espace vide. Assourdissant et magnifique, l’absence de son rapellait étrangement ces moments d’hiver, où une grosse quantité de neige vient tout juste de tomber. C’est le calme plat, tout est feutré… Chaque son s’amplifie, se précise, se définit et devint extrêment bien découpé dans le vide. Détaché de tous les autres sons, et de tout ce qui existe… On dirait qu’on porte des lunettes pour les oreilles, soudainement! 😎 Bref, un moment de pure contemplation et de prise de conscience; nous faisons partie de quelque chose de plus grand que nous.

Après cette traversée quasi spirituelle, nous sommes allées à la Mer Morte (ça faisait partie du package). Je me suis baignée dans cette eau tellement salée qu’on aurait dit de l’huile, et c’était tellement absurde et drôle de pouvoir flotter! On riait bien, moi et les autres participants, et on se faisait du fun avec la bouette, en s’en mettant dans la face. Je me suis également enduite de ces minéraux, qui sont retournés au sol après avoir reposé quelques instants sur mon épiderme…

La Mer Morte

Apprendre à faire confiance

Si l’Islande avait mis au défi ma confiance en moi, lors de cette aventure solitaire où j’ai voyagé et dormi dans un 4×4 pendant 10 jours, Israël m’a enseigné la confiance envers les autres! Cela s’est exprimé à travers une multitude de petites choses. J’ai appris à accueillir la bienveillance des étrangers, à accepter de recevoir, et surtout, à demander de l’aide.

Les exemples foisonnent. En laissant mon sac à une autre femme seule sur la plage pour aller me baigner, en allant dormir chez quelqu’un (Airbnb), en faisant confiance au chauffeur du jeep dans le désert, et au guide qui m’a rassurée avant d’y aller… En acceptant le lift de deux étrangers français qui allaient au même endroit que moi, en demandant des directions à une transgenre sans abri qui avait toutes les apparences d’une voyageuse, en m’intégrant à quelques groupes de voyageurs… Mais aussi, et surtout, en acceptant de vivre des émotions refoulées: «brailler ma vie» chez un inconnu – qui m’a accueillie à bras ouverts! – était incroyablement libérateur…

Ah! Quand tu te réveilles sur un autre continent et que tu capotes, car tu te demandes où t’es, et quelle mouche t’a piquée d’aller te foutre dans la gueule de l’inconnu… (Crédit photo: film La Matrice)

À chaque fois que ma petite voix me disait de faire confiance, de demander, je l’écoutais! J’ai été plus que récompensée, par toutes ces rencontres et situations où les gens m’ont aidée. J’ai appris qu’un étrange lien de confiance, de respect mutuel et de compréhension, relie même les étrangers. Les exemples donnés plus haut peuvent sembler de banales tranches de vie, mais toutes ces situations m’ont réellement transformée, à quelque part à l’intérieur.

Une amie rencontré à l’auberge

Mon instinct m’a aussi extrêmement bien guidée, lors de ce voyage que je qualifierais d’initiatique (non, je ne fais pas les choses à moitié). Je suis très reconnaissante d’avoir cette juste dose d’intuition, de prudence et de laissez-aller… Même si je travaille très fort sur ce dernier point, en faisant des efforts pour sortir de ma coquille. 😉

Peau de serpent: métamorphoses

Maintenant que mes coups de soleil sont plus que guéris et que ma peau est renouvellée, je me sens prête à basculer dans ma nouvelle vie. Je suis une femme-serpent, qui a cheminé dans une contrée inconnue, a connu d’autres traditions et a voulu montrer le Moyen-Orient, bien humblement et à sa façon, de notre côté de l’océan. Ce voyage a clairement créé un avant et un après dans ma vie. Une sorte de rennaissance difficile, mais nécessaire et bienfaisante.

Je suis très heureuse de reprendre mes «fonctions» (!) de poète, de journaliste et d’auteure. Quelle reconnaissance envers tout ce qui se présente dans ma vie! Je suis présentement en train de travailler sur mon recueil de poésie, et surprise! En fouillant dans mes vieux textes, j’ai découvert un très grand nombre de nouvelles, qui pourraient constituer à eux seuls un autre recueil… À suivre. Qui sait ce que l’avenir me réserve! Je plonge dans cette superbe phase de création qui m’attend. 😀

*Crédits photo: Roxane Labonté

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2 Comments

  1. Le poète est celui qui transmet des émotions et cette phrase, surtout, a su transmettre l’intensité que l’on peut vivre durant un voyage et qui est si difficile à partager à ceux qui n’y étaient pas. **** Ce voyage a clairement créé un avant et un après dans ma vie.***** Quand on y va en profondeur, le temps s’arrête. Il y a un avant et après. Tu as tout à fait raison. ……et j’ai aussi adoré **les lunettes pour les oreilles** … ahahahah ça dit tout 🙂 La profondeur ce n’est pas un terrain inconnu chez toi, mais je sens que tu apprends surtout la place de la légèreté qui est le côté lumineux de la Lune. La plupart doivent apprendre le *dark side* mais tu as fait le chemin inverse 🙂

    1. Wow! En effet, c’est exactement ça… Je dois aller au-delà du «Dark side of the Moon» désormais 😉 Et comme tu dis, le temps se fige, et… notre vie se renouvelle. On revient d’un voyage revitalisé – et bien souvent, nous n’avions même pas conscience que nous étions à sec, au moment du départ. Merci de lire mes péripéties 🙂

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