Reykjavík: réconfortante, simple et moderne

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11 heures du matin, Reykjavík encore endormie 😴 (Crédit photo: Roxane Labonté)

Je suis une enfant des champs. Je proviens des grands espaces vides, là ou ne croise presque aucune vie humaine pendant des jours. C’est ce qui a créé ma nature sauvage… ☺️ L’air frais, le silence et les mots m’ont toujours été bénéfiques, et ils le sont ici aussi, en Islande. Je réalise que c’est ce qui m’a menée ici: un besoin profond de renouer avec cet état que je croyais perdu. Toutefois, je suis d’abord arrivée en ville, à Reykjavík. Voici un résumé de mes explorations citadines dans la superbe capitale du Nord.

L’hébergement: chance énorme

Comme mentionné dans mon article précédent sur mon arrivée en Islande, j’ai la chance d’avoir un contact ici. J’ai connu Samuel lors de mon précédent voyage (il m’avait été présenté par le biais d’un ami de Montréal). Sam occupe une profession singulière. On pourrait la traduire par «professeur d’activité physique extérieure»… Le vrai terme qu’il utilise est «outdoor educationer». Il travaille pour la ville de Reykjavík, et a des contrats avec plusieurs écoles. Entre autres, il conçoit des jeux pour les enfants, il crée des fausses armes pour jouer, et construit avec eux des forts et des igloos dans la neige. 😂 Il dit souvent qu’il pourrait occuper un tel emploi seulement en Islande; c’est la raison pour laquelle il habite ici depuis une vingtaine d’années.

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Rangée de maisons à Reykjavík (Crédit photo: Roxane Labonté)
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Pharmacie et dépanneur du coin! (Crédit photo: Roxane Labonté)

Être à pied en Islande

À l’été 2017, j’avais fait un roadtrip et j’avais dormi dans mon auto. Cette fois, je voulais faire les choses différemment; voir l’hiver islandais, et connaître le pays du point de vue d’une piétonne. Samuel reste dans le quartier de Háaleiti og Bústaðir, alors je dois prendre le bus local pour me rendre au cœur de la capitale nordique. Le trajet prend environ dix minutes, sur une autoroute à trois voies. Même si la ville semble conçue pour les voitures, c’est facile de se déplacer à pied. Les autobus passent quand même souvent et sont relativement fiables (comme tout bon réseau de bus…). Après deux jours, j’étais déjà habituée, presque comme si j’habitais ici! 😮

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Je «deviens» l’Islande…

Lorsque je voyage, je «deviens» le pays. Je ne me considère pas vraiment comme une touriste, et c’est ça qui me permet de partir souvent. 😉 Je me fonds dans le décor. Rien de plus fantastique que de me faire caméléon, et de tenter de vivre comme les locaux.

Par exemple, chaque fois que je visite des nouvelles villes, j’aime aller visiter les bibliothèques. On dirait que l’âme du pays se retrouve concentrée à ces endroits, condensée dans les mots. Les livres capturent l’essence de ses habitants. Celle de New York (NYPL) m’avait particulièrement marquée, avec son superbe bâtiment historique. Ce souvenir en tête, j’ai donc visité celle de Reykjavík, pour trouver finalement quelque chose de moderne.

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D’autre part, on peut apprivoiser un pays grâce à ses loisirs. Les Islandais vont souvent «chiller dans l’eau chaude», lors de leurs soirées et fins de semaine. 😉 C’est vraiment un lieu de rencontres sociales pour décompresser, mais il y a toujours une section où on peut faire des longueurs, si on le souhaite.

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La piscine publique Sundhöll, chauffée par la géothermie (Crédit photo: Roxane Labonté)

Lors de mes petites virées au centre-ville de Reykjavik, j’ai tout de même fait quelques activités culturelles. Le musée Perlan est construit sur quatre gigantesques réservoirs, dont chacune peut contenir 4 millions de litres d’eau chaude. À cet endroit, j’ai vu un film dans ce qu’ils appelaient un planétarium, mais c’était plutôt un écran géant de forme circulaire dont les images donnaient mal au coeur. 😓 Les expositions sont très high-tech et complètes – on reconnaît bien ici la démesure islandaise! Les bruits provenant de toutes parts (projections, effets spéciaux, bruits d’animaux, musiques diverses toutes en même temps…) avaient de quoi rendre distrait le plus érudit des visiteurs. Aussi, j’ai visité une cave de glace surréaliste, dont les matériaux (neige et la glace) ont été amenés là pour les touristes, ce qui est un peu étrange… Au dernier étage de ce bâtiment aux vagues allures d’un vaisseau spatial, il y avait une plateforme d’observation, où on pouvait observer les lumières de la ville.

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Au Volcano House, j’ai contemplé divers spécimens géologiques, et je me suis malheureusement endormie sur un documentaire pourtant très intéressant. L’Islande peut être un endroit parfait pour faire une cure de sommeil, en hiver, à cause des courtes journées… 👀 Le film relatait les plus grandes éruptions du pays et la façon avec laquelle les gens ont dû nettoyer des villages entiers couverts de cendres.

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Spécimens géologiques fascinants (Crédit photo: Roxane Labonté)

S’adapter à la seconde près

La simplicité… c’est ce que j’adore de ce pays. Presque impossible de se tromper sur quoi que ce soit. Même s’il m’est arrivé de rater un bus, et de devoir changer d’itinéraire quelques fois, ici, on devient flexible – à la seconde près. Les aléas d’une météo exceptionnellement changeante (certains disent qu’on peut presque connaître les quatre saisons dans la même journée!) font en sorte que les Islandais sont dans un état d’adaptation constant. Ils font également preuve d’un lâcher-prise évident face aux forces de la nature; tout peut basculer d’une seconde à l’autre. Je me sens connectée à cet état spécial, à ces décisions souvent dictées par la nature, reliées à l’intuition… Les challenges du changement, le fait d’être déstabilisée: ça me fait sentir vivante. ☺️

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Des chandelles sont disposées ici et là pour «réchauffer» les rues. (Crédit photo: Roxane Labonté)
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