Seule en Islande – Jour 1

Le 19 juin dernier, je me suis dirigée vers l’aéroport PET, traînant derrière moi une petite mais lourde valise, ainsi qu’un gros sac à dos rempli de victuailles pour survivre pendant 10 jours en sol étranger – l’Islande, mais pourquoi? Mais surtout, surtout … « Mais tu n’as pas peur, d’y aller seule?» ou encore «Mais qu’est-ce que tu vas faire, s’il t’arrive quelque chose de grave?» Mais, mais, mais…

Mon premier vol solitaire!
Mais que fais-je donc?!

Je pourrais dire que ça m’a beaucoup demandé, d’aller au delà de cette peur viscérale de la solitude, de ce premier étouffement du sens de l’aventure, passer par-dessus ce lourd sentiment de perte de contrôle et de confiance en soi… Mais le processus fut naturel et j’en avais besoin – une sorte de coup de foudre/coup de coeur pour ce petit pays attrayant. Étant une personne naturellement solitaire, c’était moyennement un défi pour moi… J’apprécie la solitude comme une bonne vieille amie, comme un silence réconfortant. Un réel ressourcement dans lequel je suis intouchable.

Mais voilà que parmi les volcans, les glaciers, les cratères et les geysers, je me suis surpris à paniquer ; est-ce que la vie est réellement une aventure solitaire, dans laquelle on est toujours seul face à soi-même? Ou bien est-elle le fruit d’expériences révélatrices qui enrichissent et augmentent notre capacité d’adaptation, lorsqu’on fait face à des situations auxquelles on aurait jamais pensé être confronté?

Moi et l’Islande, pendant 10 jours, à bord d’un CRV dans lequel je dormirai – pas de place pour l’hésitation.

Première étape : l’aéroport

Me demandant sans cesse si je suis à la bonne place avant d’embarquer à bord, je flâne, lis un livre, me suis déniché un sandwich accidentellement végane… Mais surtout, je tente de ne pas prendre mes jambes à mon cou – je me concentre pour bien respirer et être alerte par rapport à tout ce qui m’attend. J’ai économisé pendant tellement longtemps pour ce voyage, j’y ai tellement pensé, rêvé, organisé ses moindres détails, son itinétaire précis… Je dois rester ici même et prendre cet avion!

Heureusement, mon premier vol solitaire se passe très bien, sans anicroche ni événement majeur. Une fois l’avion décollé, je ne ressens plus aucun stress – je brainstorme/me questionne sur ce que je vais faire dans ce petit pays inconnu, durant cet étrange interstice de ma vie. Lorsque j’atterirai, il sera 5h du matin en Islande. Ouch!

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Saine et sauve!
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